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22 octobre 2007
Régimes de retraite Sherbrooke, le 22 octobre 2007. –Rassemblés devant le bureau de comté du premier ministre Jean Charest, plus de 300 membres de l’Association des retraitées et retraités de l’enseignement du Québec (A.R.E.Q.), de même que d’autres associations de personnes retraitées des secteurs public et parapublic, ont réclamé aujourd’hui la correction de l’iniquité dont ils sont victimes depuis vingt-cinq ans en raison de la désindexation de leurs régimes de retraite.
Rappelons en effet qu’en 1982, le gouvernement adoptait de manière unilatérale une loi par laquelle les régimes de retraite ont été partiellement désindexés plutôt qu’ajustés au coût de la vie, comme c’était le cas auparavant. Compte tenu de l’inflation, cette situation résulte, pour des dizaines de milliers de personnes retraitées, actuelles et à venir, en une diminution de leur pouvoir d’achat et un appauvrissement année après année.
« Les personnes retraitées sont patientes. Mais aujourd’hui, elles sont venues dire clairement au premier ministre Jean Charest que 25 ans d’injustice, c’est assez! Il est grand temps de corriger l’iniquité de nos régimes de retraite pour permettre aux personnes retraitées de maintenir leur qualité de vie et, par le fait même, de jouer un rôle accru dans la société québécoise, tant au niveau économique que social », a souligné la présidente de l’A.R.E.Q., Mme Mariette Gélinas.
C’est dans cet esprit que, depuis 2006, le Groupe de travail des associations de personnes retraitées des secteurs public et parapublic réclame :
- la correction immédiate de l'iniquité actuelle des régimes de retraite des secteurs public et parapublic, afin que les personnes ayant accompli des années de service entre 1982 et 1999 obtiennent, pour ces années de service, le même niveau d'indexation que pour les années de services accomplies depuis 2000 ;
- la mise en place d’une table de travail permanente avec les principales associations de personnes retraitées des secteurs public et parapublic, notamment afin de discuter de solutions à long terme à apporter à leur appauvrissement continu depuis 1982 ;
- le maintien des taux de cotisation, au moins à leur niveau actuel, pour 3 ans.
À cet égard, la présidente de l’A.R.E.Q. a invité le premier ministre et son gouvernement à donner suite rapidement à une motion unanime de l’Assemblée nationale, adoptée le 16 octobre, demandant la création d’un comité chargé d’examiner des données objectives et différents scénarios au sujet de l’indexation des régimes de retraite. Le premier ministre Jean Charest a lui-même voté en faveur de la motion. Celle-ci ne vient cependant pas remplacer la demande d’une table de travail permanente.
« La création d’un comité est un bon pas en avant, bien qu’elle ne règle pas la question de façon définitive. Nous souhaitons qu’elle mène à un déblocage dans un dossier qui traîne déjà depuis trop longtemps. Cette avancée est sans aucun doute le résultat de nos multiples interventions, notamment lors de manifestations comme celle d’aujourd’hui, pour amener les autorités politiques à reconnaître que nos demandes sont légitimes, raisonnables et réalistes », a conclu Mariette Gélinas.
Rappelons que le Groupe de travail des associations de personnes retraitées des secteurs public et parapublic représente plus de 120 000 personnes. Il réunit notamment l'Alliance des associations de retraités (AAR), l'Association des cadres retraités de l'éducation du Québec (ACREQ), l'Association des professionnelles et professionnels retraités du Québec (APRQ), l'Association québécoise des directeurs et directrices des établissements d'enseignement retraités (AQDER), l’Association des retraitées et retraités de l’enseignement du Québec (A.R.E.Q.), l'Association québécoise des retraité(e)s des secteurs public et parapublic (AQRP) et le Regroupement des infirmières et infirmiers retraités (RIIR).
Source : Dominic Provost
Conseiller en communication A.R.E.Q.
Tél. : 418 525-0611, poste 3076
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