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11 mars 2008
Un atout du Collège Durocher Saint-Lambert depuis plus de 100 ans Montréal, le 11 mars 2008. – La Fédération du personnel de l’enseignement privé (FPEP-CSQ), affiliée à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), et son syndicat l’Association des enseignantes et enseignants du Collège Durocher Saint-Lambert dénoncent la décision de la direction générale de l’établissement de mettre fin aux cours privés de musique et de rompre ainsi avec un projet éducatif propre à cette école depuis plus de 100 ans.
La présidente de la FPEP-CSQ, Mme Francine Lamoureux, et les représentants de l’Association des enseignantes et enseignants du Collège Durocher Saint-Lambert soutiennent que cette décision sent l’improvisation et a été prise, sans aucune consultation réelle auprès des premiers concernés, c’est-à-dire les parents dont les enfants suivent ces cours ainsi que les enseignants.
« Les raisons invoquées par le conseil d’administration de la Corporation du Collège Durocher, pour justifier l’arrêt des cours privés de musique ne tiennent pas la route. Essentiellement, on invoque le manque de budget, le fait que le programme ne réponde pas pleinement aux exigences nouvelles du renouveau pédagogique et la complexité de l’organisation scolaire du collège. Mais cela ne fait pas sérieux de la part d’une administration qui s’apprête à investir des sommes importantes dans des travaux d’agrandissement et de construction d’un gymnase et d’un atrium », déplorent les enseignants et Mme Lamoureux.
Ces derniers précisent même que le conseil d’administration du collège a déjà accepté, par le passé, d’investir pour réaménager les locaux du département mais, curieusement, les travaux projetés n’ont jamais été achevés.
De même, si la direction générale exprimait une véritable volonté de maintenir les cours privés de musique, il serait très facile de les intégrer à la maquette du collège comme cela se fait actuellement afin de répondre aux exigences de la réforme. Malheureusement, la direction a préféré prendre une décision draconienne, sans égard pour les élèves et les parents, de même que les enseignantes et les enseignants touchés.
Les représentants syndicaux rappellent que le 21 décembre dernier, des demandes visant à améliorer les locaux de musique ont été déposées.
« Les locaux pour les cours de musique étaient situés au sous-sol où il n’y avait aucune ventilation. Ça ne convenait vraiment pas et nous demandions que des modifications, qui ne nécessitaient pas des investissements majeurs, soient apportées. Nos demandes étaient très raisonnables, mais il n’a jamais été possible d’en discuter sérieusement avec la direction. Effectivement, à la veille d’une rencontre prévue à cet effet, la directrice générale a pris tout le monde par surprise en nous informant de l’abolition du département des cours privés de musique dès le mois de septembre prochain », rappellent Mme Francine Lamoureux et les représentants du syndicat des enseignants.
Un collège qui renonce à une partie de sa notoriété
Elles sont d’autant plus étonnées de cette annonce que les cours privés de musique contribuent depuis plus de 100 ans à asseoir la notoriété du Collège Durocher Saint-Lambert.
On compte 153 personnes inscrites aux cours cette année, dont 103 sont des élèves réguliers du collège alors qu’une cinquantaine sont des jeunes et des adultes externes. La réputation du département est reconnue puisque les élèves aux cours privés de musique s’illustrent régulièrement en remportant des prix prestigieux. Malgré cela, le conseil d’administration a décidé de fermer le département de cours privés de musique.
De plus, lors des portes ouvertes de septembre 2007, plusieurs parents ont inscrit leurs enfants au Collège Durocher parce qu’il leur offrait des cours privés de musique. Le collège est le seul établissement où l’on offre ces cours sur la Rive-Sud actuellement.
Un établissement privé moins attrayant
Le département de cours privés de musique s’autofinançait pour une bonne part et il ne représentait donc pas un boulet financier pour le collège. Les demandes déposées par les enseignantes et les enseignants en décembre dernier étaient très raisonnables et ne mettaient surtout pas en péril le département. Nous nous questionnons donc très sérieusement sur le choix qui a été fait. Tout semble s’être passé comme si la fermeture pure et simple du département était une façon de refuser de négocier les demandes légitimes du syndicat.
Cette décision entraînera la mise à pied d’une quinzaine d’enseignantes et d’enseignants de musique et met fin à une longue tradition amorcée par les religieuses des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie.
Profils de la CSQ et de la FPEP
La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) représente quelque 155 000 membres, dont plus de 100 000 dans le secteur public, la grande majorité travaillant dans le domaine de l’éducation. La Fédération du personnel de l’enseignement privé (FPEP-CSQ) regroupe plus de 2500 travailleuses et travailleurs répartis dans 42 établissements à travers tout le Québec.
Renseignements : Claude Girard
Agent d’information CSQ
Tél. cell. : 514 237-4432
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