Fleche  Nous joindre      Fleche  Plan des sites 


  • Partager sur Facebook
  • Archives
  • Retour

[<< Précédent | Suivant >>]  [ Archives ]

19 mars 2008
Suivi de la Consultation Blais
Une première réponse intéressante, mais incomplète aux besoins des personnes aînées

Québec, le 19 mars 2008. - L'Association des retraitées et retraités de l'enseignement du Québec (A.R.E.Q.) est satisfaite de voir le gouvernement passer de l'écoute à l'action en répondant à plusieurs demandes des personnes aînées, notamment à l'égard du maintien à domicile et de la lutte contre l'âgisme. Elle rappelle toutefois que plusieurs des mesures annoncées aujourd'hui, connues lors du dépôt du budget, risquent d'avoir un effet mitigé en raison de leur portée limitée ou de leur application complexe.

Pour des services directs et ciblés de maintien à domicile

Ainsi, l'A.R.E.Q. considère que l'ajout de 80 M$ par an pour favoriser le maintien à domicile est un engagement significatif. Cela dit, les personnes aînées s'attendent à ce que cette somme ne vienne pas simplement grossir la cagnotte de 25 G$ du ministère de la Santé et des Services sociaux. «
 Les besoins en soins à domicile sont majeurs et urgents. Les sommes injectées, substantielles, mais insuffisantes, doivent servir à l'ajout de services directs auprès des personnes aînées qui veulent demeurer le plus longtemps possible dans leur milieu. L'avenir nous permettra d'en juger », a souligné la présidente de l'A.R.E.Q., Mariette Gélinas.

Des crédits d'impôt dans les bonnes poches

Par ailleurs, au sujet de la bonification du crédit d'impôt pour le maintien à domicile et de la création d'un crédit d'impôt pour les proches aidants, l'A.R.E.Q. rappelle les risques liés à de telles mesures définies en fonction de nombreux critères : revenus familiaux, dépenses admissibles, besoins reconnus, etc. Une allocation directe et universelle aurait été beaucoup plus simple.

« Bien souvent, le problème avec les crédits d'impôt, c'est que les personnes aînées et leur entourage sont mal informés, ou encore ils se heurtent à la rigidité de l'administration. Il arrive aussi, malheureusement, que le crédit ne se retrouve pas dans la bonne poche. Nous demandons donc à la ministre Blais et à ses fonctionnaires d'être très vigilants et de s'assurer régulièrement auprès du ministère du Revenu que, dans les faits, le crédit d'impôt poursuive les bons objectifs et surtout atteigne les bonnes cibles », a ajouté Mme Gélinas.

Enfin une campagne contre l'âgisme

L'A.R.E.Q. appuie par ailleurs le lancement d'une campagne de sensibilisation pour promouvoir une image favorable du vieillissement. Il s'agissait d'une recommandation formelle de l'Association lors de la Consultation Blais. « Le vieillissement n'est pas une catastrophe. Les personnes aînées ne sont pas responsables de tous les maux du système de santé et des finances publiques. Elles apportent plutôt une contribution économique et sociale majeure, qui est appelée à croître dans l'avenir. Il faut que cela se dise et se sache. Le gouvernement est bien sûr interpellé au premier chef.

Mais la responsabilité incombe à toutes et tous, incluant les personnes aînées qui doivent prendre la place qui leur revient pour éviter de renforcer les préjugés et les mythes à leur endroit », a poursuivi Mme Gélinas.

Un plan d'action toujours nécessaire

Enfin, l'A.R.E.Q. souligne l'importance de l'adoption d'un véritable plan d'action à la fois concret et intégré à l'égard des aînés, comme le gouvernement s'y était engagé en 2005. L'annonce gouvernementale d'aujourd'hui s'avère en effet une première réponse intéressante, mais incomplète. Un éventuel plan d'action devra inclure les mesures existantes de même que d'autres gestes pour améliorer la situation financière des personnes aînées de même que pour favoriser leur santé et leur bien-être.


Renseignements: Dominic Provost, conseiller en communication
Cell.: (418) 929-4082
provost.dominic@csq.qc.net 

____________________
  • Partager sur Facebook
  • Archives
  • Retour