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08 mai 2008
Une première au Québec Québec, le 8 mai 2008. – « À l’heure où l’avenir de l’économie de nos sociétés repose sur le savoir, il n’est pas normal que les professionnelles et les professionnels de recherche (PPR) au Québec soient maintenus dans des situations précaires, mal rémunérés et mal protégés. Les PPR sont au cœur de l’économie du savoir et il est devenu inacceptable qu’ils retirent si peu d’avantages de leur profession. Il est plus que temps que ça change. »
C’est en ces termes que la présidente du Syndicat des professionnelles et professionnels de recherche de l’Université Laval (SPPRUL-CSQ), affilié à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Mme Rachel Lépine, a procédé aujourd’hui à l’ouverture du premier colloque francophone à l’intention des PPR des universités du Québec.
L’événement, qui se déroulait à Québec, était organisé par le SPPRUL-CSQ en collaboration avec le Comité de perfectionnement de l’Université Laval et la Centrale des syndicats du Québec. Il ne réunissait pas moins de 160 professionnelles et professionnels de recherche, syndiqués ou non, provenant de diverses universités québécoises. Il faut noter que des représentants des organismes subventionnaires étaient également présents.
Une volonté des PPR de revendiquer leurs droits
La présidente du SPPRUL-CSQ soutient que ce premier rassemblement n’est pas le fruit du hasard et dénote une ferme volonté des PPR de prendre leur avenir en main et de revendiquer leurs droits.
« Les PPR possèdent au minimum un baccalauréat, alors que plusieurs détiennent une maîtrise, un doctorat ou même un postdoctorat. Pourtant, même s’ils sont des diplômés des études supérieures, ils sont loin de bénéficier des conditions de travail et de la reconnaissance qui devraient accompagner leur formation. En fait, les PPR ne bénéficient d’aucune sécurité d’emploi, occupent des emplois dont la durée varie en vertu des contrats de recherche, et doivent constamment renégocier leur salaire et leurs conditions de travail », déplore Mme Rachel Lépine.
Un traitement inéquitable entretenu par les pouvoirs en place
Mme Lépine précise que les PPR sont négligés autant du côté universitaire, gouvernemental que patronal.
« La situation n’est pas nouvelle puisqu’elle perdure depuis 25 ans. En fait, ce traitement inéquitable est entretenu par les différentes autorités en place, gouvernementales, universitaires, privées et autres, qui profitent ainsi de l’utilisation abusive et à bon marché d’une ressource humaine hautement scolarisée sans être obligées de la traiter à son juste mérite », dénonce la présidente du SPPRUL-CSQ.
Une situation qui ne favorise pas la relève
Mme Lépine croit qu’il est d’autant plus nécessaire d’améliorer les conditions de travail des PPR que la situation actuelle n’est pas favorable pour attirer une relève dans cette carrière qui est pourtant essentielle dans le monde actuel.
« Tous les politiciens, peu importe le palier gouvernemental où ils se trouvent, reconnaissent l’importance de valoriser et de soutenir la recherche pour permettre à notre société de continuer à se développer et de grandir dans un monde où la compétition est de plus en plus intense et mondiale. Malheureusement, pour les PPR, ces discours politiques sont encore loin de se traduire par des gestes concrets et notre réalité quotidienne pousse plusieurs professionnelles et professionnels à abandonner la recherche, pour trouver un emploi qui offre une meilleure sécurité, et décourage bien des jeunes d’entrer dans la profession », constate Mme Lépine.
Des PPR engagés sur la voie de la reconnaissance
Aujourd’hui, dans le cadre de ce premier colloque, qui se déroulait à Québec, les 160 PPR présents ont fait le constat commun que le temps est venu d’obtenir une plus grande reconnaissance.
« Cette rencontre se voulait un premier pas concret sur la voie de la reconnaissance pour l’ensemble des PPR au Québec. Le SPPRUL-CSQ a initié un mouvement visant à défendre les intérêts du plus grand nombre de PPR possible au Québec et il est bien évident que d’autres gestes suivront ce colloque. Aujourd’hui, nous avons fait naître chez les PPR présents l’espoir de pouvoir améliorer leur sort et nous n’avons pas l’intention de les décevoir », explique la présidente du SPPRUL-CSQ.
La syndicalisation pour mettre fin à l’isolement
Mme Lépine ne cache pas que la syndicalisation est certainement l’avenue la plus intéressante qui s’offre aux PPR pour pouvoir influencer leurs conditions de travail.
« L’isolement nous condamne à subir encore longtemps la situation actuelle, alors que le regroupement demeure le meilleur moyen pour les PPR de revendiquer leurs droits et d’être entendus. Le SPPRUL a donc la ferme intention, grâce au soutien de la CSQ, d’élaborer une stratégie à mettre en place au cours des prochains mois afin d’obtenir, pour les PPR du Québec, une plus grande reconnaissance au sein de la société et également auprès des autorités universitaires, gouvernementales, privées et autres », conclut la présidente du SPPRUL-CSQ, Mme Rachel Lépine.
Profil de la CSQ
La CSQ représente quelque 160 000 membres, dont plus de 100 000 dans le secteur public. Elle est l’organisation syndicale la plus importante en éducation au Québec. La CSQ est également présente dans les secteurs de la santé et des services sociaux, des services de garde, du municipal, des loisirs, de la culture, du communautaire et des communications.
Renseignements : Claude Girard
Agent d’information CSQ
Tél. cell. : 514 237-4432
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