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13 juin 2008
XIe Rencontre du Comité syndical francophone de l’éducation et de la formation
Une Déclaration commune réclame des mesures en faveur du français et de l’éducation au développement durable
Québec, le 13 juin 2008. – La XIe Rencontre du Comité syndical francophone de l’éducation et de la formation (CSFEF), qui se déroulait depuis mercredi à Québec, vient de prendre fin avec l’adoption d’une Déclaration commune des participants provenant de plus de 30 pays qui réclament des pays membres de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) des mesures pour renforcer la place du français dans le monde et étendre l’éducation au développement durable.
 
Créé à Québec en 1987, le CSFEF est un réseau de syndicats du milieu de l’éducation rejoignant une soixantaine d’organisations syndicales de plus de 30 pays, dont la Centrale des syndicats du Québec (CSQ).
 
La XIe Rencontre du CSFEF se situait dans le cadre des activités préalables au Sommet de la Francophonie qui se déroulera en octobre prochain à Québec. Les chefs d’État et de gouvernement devraient alors discuter des enjeux de gouvernance et de droits de l’homme, d’environnement et de développement durable, ainsi que de l’usage de notre langue commune, le français. C’est donc dans cet esprit que les congressistes du CSFEF, qui jugent que « la Francophonie est à un tournant de son histoire », ont adopté une Déclaration commune visant à interpeller les leaders des pays de la Francophonie pour les pousser à agir.
 
L’usage du français régresse
 
Dans un premier temps, le CSFEF se dit profondément inquiet de constater que la place de la langue française dans le monde recule.
 
« La langue française est maintenant la 12e langue en importance au monde et son usage régresse constamment dans les rencontres et les organisations internationales comme l’ONU. Toutes les parties constituantes de la Francophonie se doivent d’agir en convergence pour renforcer la place du français dans le monde et l’épanouissement de la culture francophone », peut-on lire dans la Déclaration.
 
Des demandes en faveur de la langue française
 
Plus spécifiquement, le CSFEF a formulé les quatre demandes suivantes :
 
–          Que les États et gouvernements membres de la Francophonie dotent l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) des moyens financiers nécessaires à la réalisation des mandats définis par le Sommet ;
 
–          Que l’OIF soit mandatée pour développer un programme d’action afin de renforcer la présence du français dans le monde, mettant à contribution toutes les forces constituantes de la Francophonie ;
 
–          Que l’OIF soutienne les organisations syndicales et les autres organisations internationales non gouvernementales (OING) et organisations de la société civile (OSC) dans le développement de l’utilisation, en français, des technologies de l’information et de la communication (TIC) ;
 
–          Que l’OIF soutienne les initiatives visant à consolider les systèmes éducatifs francophones, dans la perspective du renforcement de l’usage du français.
 
Des engagements à tenir pour faire progresser l’éducation
 
D’autre part, le CSFEF déplore que deux ans après la tenue du Sommet de Bucarest, plusieurs des engagements qui y ont été pris soient demeurés lettre morte. C’est ainsi que l’on constate à regret que le droit à l’éducation et à une formation de qualité tarde toujours à être reconnu comme un droit imprescriptible de tout être humain. L’amélioration de l’éducation est pour le CSFEF le meilleur moyen d’améliorer le français et nous faire avancer vers le développement durable. En conséquence, le CSFEF demande :
 
–          Que l’OIF renforce son action sur les systèmes éducatifs francophones et élabore une stratégie en conjonction avec les organisations significatives du secteur ;
 
–          Que l’OIF soutienne l’action des organismes voués au développement et à la promotion de l’éducation publique ;
 
–          Que l’OIF soutienne les actions visant au développement du partenariat entre tous les acteurs de la communauté éducative ;
 
–          Que l’OIF œuvre et engage les gouvernements des pays de la Francophonie à œuvrer pour le développement et la coordination de la recherche francophone en éducation vers une approche interdisciplinaire et non limitée à l’économie de l’éducation ;
 
–          Que l’OIF soutienne les initiatives des syndicats et de la société civile dans leurs actions pour la réalisation de l’Éducation pour tous, le développement de l’accès à l’enseignement secondaire et l’insertion professionnelle des jeunes ;
 
–          Que l’OIF soutienne les OING et les OSC dans leurs initiatives pour le développement d’actions d’économie solidaire visant l’amélioration des conditions de vie du personnel de l’éducation.
 
La nécessité d’agir pour l’éducation au développement durable
 
Par ailleurs, l’environnement et le développement durable sont les autres sujets qui ont fait l’objet de discussions et de réflexions dans le cadre de la Rencontre du CSFEF à Québec. En effet, l’environnement et le développement durable se trouvant au cœur des préoccupations contemporaines des peuples, le Comité croit que l’éducation publique doit contribuer significativement à la prise en compte de ces sujets.
 
« Le CSFEF croit qu’il faut aller au-delà des déclarations d’intention et demande que soit assurée une reconnaissance institutionnelle de l’éducation au développement durable. Nous souhaitons que cet effort d’intégration s’inscrive dans le cadre de projets nationaux impérieux, comme le reboisement et la lutte contre la désertification ou l’amélioration des conditions sanitaires et d’accès à l’eau », stipule la Déclaration.
 
Une école plus engagée
 
De plus, le CSFEF se prononce en faveur d’une école plus engagée qui favorise le développement de la conscience citoyenne et l’engagement chez les jeunes. Plus spécifiquement, le CSFEF demande :
 
–          Le développement par la Francophonie d’un programme d’appui à l’intégration de l’éducation au développement durable dans la perspective d’une éducation citoyenne ;
 
–          L’appui de la Francophonie aux initiatives des acteurs locaux, nationaux et internationaux, et notamment le respect du Protocole de Kyoto ;
 
–          L’appui à la formation des enseignantes et des enseignants ainsi qu’au développement des ressources pédagogiques et didactiques requises ;
 
–          L’appui aux initiatives des organisations syndicales et des autres organisations de la société civile pour qu’elles participent aux efforts d’intégration de l’éducation au développement durable ;
 
–          L’appui aux initiatives pour un meilleur bien-être des jeunes qui fréquentent le système scolaire (en matière de santé, nutrition, etc.).
 
Cette Déclaration commune des délégués du CSFEF sera transmise aux chefs d’État et de gouvernement de la Francophonie en prévision du Sommet de la Francophonie qui se déroulera en octobre prochain à Québec.
 
Vous pouvez trouver la version complète de la Déclaration sur le site et sur celui du CSFEF.
 
Renseignements : Marjolaine Perreault
Attachée de presse CSQ
Cell. : 514 235-5082
perreault.marjolaine@csq.qc.net

Site d'intérêt :
Comité syndical francophone de l’éducation et de la formation (CSFEF)

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