Fleche  Nous joindre      Fleche  Plan des sites 


  • Partager sur Facebook
  • Archives
  • Retour

[<< Précédent | Suivant >>]  [ Archives ]

22 janvier 2009
Une pénurie d'infirmières moins forte selon CIRANO
La FSQ-CSQ met en doute les intérêts réels du groupe de recherche
Montréal, le 22 janvier 2009 – « Ce n’est pas parce que le groupe CIRANO publie une étude mettant en doute l’ampleur de la pénurie d’infirmières qu’il faut y croire. Il ne faut surtout pas oublier que le groupe CIRANO est un ardent promoteur d’un accroissement du privé en santé et que la publication d’une telle étude, qui contredit le vécu quotidien du personnel infirmier partout au Québec, n’est pas un geste innocent et dénué de tout intérêt. »
 
La présidente de la Fédération de la santé du Québec, FSQ-CSQ, affiliée à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Mme Monique Bélanger, réagit ainsi à l’étude rendue publique en début de semaine par le groupe CIRANO et se voulant un portrait des conditions de pratique et de la pénurie des effectifs infirmiers au Québec.
 
« Il n’est pas question de se lancer dans une guerre de chiffres ou sur la méthodologie de recherche, mais il est évident que la pénurie de personnel est un sérieux problème bien réel qui a pour conséquence un taux élevé d’heures supplémentaires dans l’ensemble des régions du Québec. Les chiffres du ministère le démontrent, les directions d’établissements le confirment régulièrement en déplorant la situation et nos membres peuvent en témoigner facilement », soutient la présidente de la FSQ-CSQ.
 
Une question pour le groupe CIRANO
 
Mme Monique Bélanger ajoute que ce n’est pas tant la pénurie de personnel qu’il faut mettre en doute, mais plutôt les intentions réelles du groupe CIRANO à publier une telle étude qui vient nier une réalité reconnue par tous les acteurs du secteur de la santé.
 
« Il n’y a pratiquement pas une journée qui passe sans qu’une direction d’établissement, dans une région ou l’autre au Québec, ne dénonce le manque de personnel infirmier. Pourquoi le groupe CIRANO essaie-t-il de nous faire croire le contraire ? Probablement parce qu’une telle pénurie nuit à leurs efforts visant à permettre au secteur privé d’occuper une plus grande place en santé au Québec », suggère la présidente de la FSQ-CSQ.
 
Une étude douteuse
 
Monique Bélanger ajoute qu’il est évident que le manque de personnel infirmier dans le secteur public ne favorise pas le discours de ceux qui voudraient que la pratique puisse se faire tant dans le secteur public que privé.
 
« Dans ce contexte, il faut se questionner sur la valeur d’une étude réalisée par un groupe de pression, favorable au privé, qui met justement en doute l’ampleur de la pénurie. C’est comme si on voulait nous faire croire que les infirmières ne travaillent pas assez et qu’elles disposent de temps pour aller travailler au privé », commente Mme Bélanger.
 
Des problèmes bien réels
 
Par ailleurs, la présidente de la FSQ-CSQ rappelle que les problèmes de pénurie sont bien réels et que des solutions ont été proposées au ministère pour améliorer la situation.
 
« Il faut à la fois augmenter le nombre de poste à temps complet et accroître le nombre de jours travaillés pour le personnel occupant un poste à temps partiel. Présentement, 60 % des postes sont à temps partiel contre 40 % à temps complet. Il faut renverser cette situation pour mieux répondre aux besoins », explique Mme Bélanger.
 
Des solutions connues
 
Elle ajoute que les directions des établissements et le gouvernement ont l’occasion et la possibilité de changer les choses, mais la volonté d’agir doit être au rendez-vous.
 
« Les solutions sont connues et à défaut de pouvoir augmenter le nombre d’infirmières et d’infirmiers, nous pouvons certainement augmenter le nombre de jours de présence au travail en créant un plus grand nombre de postes à temps complet. Ce simple geste contribuerait déjà à améliorer grandement la situation », précise la présidente de la FSQ-CSQ.
 
En terminant, Mme Bélanger se réjouit que le groupe CIRANO, en dépit de son parti-pris, reconnaisse que le salaire du personnel infirmier au Québec est insuffisant comparativement au reste du pays.
 
Profil de la CSQ et de la FSQ-CSQ
 
La Centrale des syndicats du Québec représente quelque 155 000 membres, dont plus de 100 000 dans le secteur public, la grande majorité dans le secteur de l’éducation. Elle est présente dans les secteurs de la santé et des services sociaux, des services de garde, du municipal, des loisirs, de la culture, du communautaire et des communications. La FSQ-CSQ représente près de 7000 infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et puéricultrices travaillant dans des établissements de tous les secteurs de la santé : CHSLD, CH, CLSC, centres de réadaptation, dispensaires, régies régionales, établissements privés conventionnés et Héma-Québec.
 
Renseignements :
Claude Girard
Agent d'information CSQ
Cell. : 514 237-4432
 
____________________
  • Partager sur Facebook
  • Archives
  • Retour