Fleche  Nous joindre      Fleche  Plan des sites 


  • Partager sur Facebook
  • Archives
  • Retour

[<< Précédent | Suivant >>]  [ Archives ]

26 janvier 2009
Impasse dans les négociations au CPE Panta-Mousse en Beauce
Le SIPEQ-CSQ dénonce l'entêtement injustifié de l'employeur
Québec, le 26 janvier 2009. – Le Syndicat des intervenantes en petite enfance de Québec (SIPEQ-CSQ), affilié à la Centrale des syndicats du Québec, qui tente de négocier depuis un an et demi une première convention collective de travail au Centre de la petite enfance (CPE) Panta-Mousse, dont les installations sont situées à Saint-Georges et à Saint-Côme en Beauce, dénonce l’employeur qui s’entête à imposer des exigences injustifiables.
 
La présidente du SIPEQ-CSQ, Mme Nathalie Fillion, déplore que, bien que les parties soient parvenues jusqu’à présent à régler plusieurs points, les négociations soient actuellement bloquées par la faute d’un employeur qui semble vouloir à tout prix recourir à l’arbitrage sans considération des coûts et des délais supplémentaires qu’une telle situation engendrera pour tout le monde.
 
« Malgré la présence d’un conciliateur qui tente depuis plusieurs mois de rapprocher les parties, les négociations se trouvent actuellement dans une impasse et nous avons dû enclencher des moyens de pression le 19 janvier dernier. Le problème provient de l’entêtement de l’employeur qui veut à tout prix nous imposer deux conditions qui ont pourtant été rejetées clairement le 13 janvier dernier, en assemblée générale, par l’ensemble des salariées sans aucune exception », explique Mme Fillion.
 
Une demande qui ne tient pas la route
 
La présidente du SIPEQ-CSQ précise que ces deux conditions consistent dans le refus de la participation des salariées au conseil d’administration ainsi qu’à l’imposition d’exigences particulières pour les éducatrices travaillant à la pouponnière.
 
« La première demande de l’employeur ne tient pas la route et va à l’encontre de la pratique de la très grande majorité des CPE syndiqués, où il y a au moins une salariée au conseil d’administration. Cela a d’ailleurs toujours été le cas au CPE Panta-Mousse. Toutefois, l’employeur prétend que, parce que nous sommes maintenant syndiquées, nous n’avons plus le droit de siéger au conseil d’administration. Ce qui est faux puisque la loi régissant les CPE le permet. En fait, son argumentaire ne repose sur aucune base solide puisque la salariée, qui siège au conseil d’administration, est là à titre d’administratrice et non pas de représentante syndicale », soutient Mme Fillion.
 
Des exigences particulières qui n’existent nulle part ailleurs
 
Mme Nathalie Fillion considère déplorable que par cette demande, l’employeur veuille se priver de l’expertise des salariées, pourtant essentielle pour assurer la qualité des services offerts aux enfants et la bonne marche du CPE. Quant à la deuxième exigence de l’employeur, la présidente du SIPEQ-CSQ la juge tout autant irrecevable.
 
« Nous avons beaucoup de difficulté à comprendre pourquoi l’employeur demande des exigences particulières lorsqu’une éducatrice veut travailler avec les poupons, puisque cela n’existe nulle part ailleurs. En fait, c’est comme si la direction de notre CPE semblait être la seule au Québec à ignorer que toute éducatrice, quelle qu’elle soit, est justement formée pour intervenir auprès des enfants de tous les groupes d’âge sans exception. Ça n’existe tout simplement pas une éducatrice spécialisée pour les poupons. C’est tellement vrai que lorsque nous demandons à l’employeur de nous préciser quelles seraient ces exigences particulières, ce qu’il nous propose n’est pas différent des exigences demandées aux autres éducatrices », raconte la présidente syndicale.
 
Des porte-parole patronaux qui doivent retrouver leur bon sens
 
Dans ce contexte, la présidente du SIPEQ-CSQ espère que les administrateurs du CPE Panta-Mousse, ainsi que les parents, réaliseront le non-sens de ces deux conditions, et obligeront les porte-parole patronaux, impliqués dans la négociation, à faire preuve d’un peu plus de réalisme.
 
« C’est d’autant plus regrettable qu’il ne fait aucun doute que si l’employeur renonce à nous imposer ces deux conditions, un règlement est à la portée des deux parties. De plus, si nous nous rendons jusqu’à l’arbitrage, comme veut nous y mener l’employeur, nous sommes convaincues que nous aurons gain de cause. En effet, l’arbitre rend un jugement en s’inspirant de ce qui existe déjà ailleurs et en ce sens, il ne peut que confirmer nos prétentions à savoir que de telles conditions n’ont pas lieu d’être », affirme Mme Nathalie Fillion.
 
Un arbitrage dispendieux et inutile
 
Mme Fillion termine en disant souhaiter que les négociations reprennent sur des bases plus sérieuses afin que les deux parties puissent arriver à un règlement dans l’intérêt de tout le monde.
 
« L’arbitrage représente des dépenses supplémentaires à la fois pour le syndicat et l’employeur. Un tel recours est totalement inutile puisque les demandes syndicales sont loin d’être exagérées. L’employeur doit comprendre que les salariées sont mobilisées et ne cèderont pas devant son attitude d’entêtement et de fermeture », conclut la présidente du syndicat.
 
Profil de la FIPEQ-CSQ
 
La Centrale des syndicats du Québec représente près de 170 000 membres, dont près de 9 000 intervenantes en milieu familial et plus de 1 700 travailleuses dans les installations des CPE. Celles-ci sont regroupées au sein de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec.

Renseignements :
Claude Girard
Agent d'information CSQ
Cell. : 514 237-4432
____________________
  • Partager sur Facebook
  • Archives
  • Retour