Montréal, le 19 février 2009. - "Il aura fallu une crise économique pour faire revenir Claude Castonguay à la raison. Le système public a toujours été et demeure notre meilleure assurance", affirme Louise Chabot, 1re vice-présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ).
Mme Chabot réagit ainsi à la déclaration de Claude Castonguay avouant que son idée de faire payer aux contribuables une franchise annuelle ne tient plus la route dans un contexte de ralentissement économique.
Rappelons que cette position de M. Castonguay faisait partie de la série de mesures qu'il avait recommandées au gouvernement du Québec dans le cadre du rapport du groupe de travail pour lequel il avait été mandaté.
Il faut cependant dire qu'il ne guérit qu'à petite dose car l'ensemble de ses recommandations s'orientait vers un démantèlement du système de santé public. Il devrait maintenant s'apercevoir qu'un retour à la raison est également nécessaire au regard de ses autres solutions. En effet la mise en place de cliniques spécialisées privées, le recours à l'assurance privée duplicative et l'autorisation aux médecins de pratiquer à la fois dans le secteur public et privé, conduiraient tout autant à des inégalités sociales.
La CSQ souhaite qu'il n'attende pas un krach digne de la grande dépression pour mettre à la déchiqueteuse ses autres solutions.
Profil de la CSQ
La CSQ représente 170 000 membres dont 100 000 dans le secteur public. Elle compte en ses rangs, la Fédération de la santé du Québec (FSQ-CSQ) qui représente des infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes et la Fédération des syndicats de la santé et des services sociaux (F4S-CSQ) représentant du personnel professionnel, technique et de soutien du réseau.
Renseignements:
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Attachée de presse, CSQ
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Source:
Hélène Le Brun, conseillère
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