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27 février 2009
Sondage sur les perceptions des jeunes
Les jeunes sont pessimistes quant à l'avenir, mais la bonne nouvelle c'est qu'ils sont volontaires !
Montréal, le 27 février 2009.–« Lesjeunes sont pessimistes pour l’avenir, entrevoyant une dégradation de leur milieu de vie. Ils reconnaissent le rôle des groupes environnementaux et de l’école, mais se disent très sceptiques à l’égard du gouvernement, des industries et de leurs semblables. La bonne nouvelle, c’est qu’ils sont volontaires ! », affirme Gilles Pronovost, professeur émérite à l’Université du Québec à Trois-Rivières dans le cadre du Colloque Comment parler d’avenir aux jeunes.
 
Le monde d’aujourd’hui et de demain
 
Bien qu’ils jugent positivement leur milieu de vie, ils se montrent plus critiques à l’égard du reste du monde et s’attendent à une nette détérioration d’ici une vingtaine d’années. La majorité des répondants estiment que la situation sera pire dans vingt ans aux plans des pollutions diverses, des changements climatiques et de l’épuisement des ressources. Ils considèrent également que la pollution de l’environnement et la pauvreté sont une très grande menace pour la santé. Leur pessimisme est toutefois moins prononcé en ce qui concerne d’autres aspects de l’avenir, puisque la majorité d’entre eux estiment que la situation sera égale ou meilleure en ce qui concerne la pauvreté, la guerre et la violence.
 
Responsables et coupables
 
Les jeunes sondés reconnaissent le rôle des groupes environnementaux et de l’école pour améliorer l’environnement. Ils sont très sévères à l'égard d’eux-mêmes, des adultes et des médias et très critiques envers le gouvernement et les industries, jugeant que ces derniers n’en font pas suffisamment. « Il est clair pour eux que les changements n’arriveront pas d’eux-mêmes, d’où l’importance que l’État joue pleinement son rôle et que les gouvernements adoptent des mesures pour amener et favoriser ces changements avec des mesures antipollution contraignantes et des lois plus sévères », mentionne Christian Payeur, directeur de la Fondation Monique-Fitz-Back.
 
Les parents peuvent faire la différence
 
Le sondage démontre clairement que les attitudes des jeunes au regard de l’environnement et de la société sont fortement associées à leur univers culturel, familial et social. L’engagement des parents a des effets directs sur celui de leurs enfants. Les jeunes qui déclarent que leurs parents font des gestes concrets à l’égard de l’environnement réussissent mieux, se déclarent plus optimistes par rapport à l’avenir et se disent plus préoccupés par les questions environnementales. Ils posent aussi des jugements moins négatifs sur l’avenir de la planète et sont deux fois plus nombreux à juger « très important » de se sentir utiles à la société.
 
Optimistes et volontaires
 
Les jeunes expriment une attitude volontariste à l’égard de ce qu’il est possible de faire, puisqu’ils croient que l’on peut changer les habitudes et les attitudes, que la destruction de l’environnement n’est pas inévitable. Ils considèrent que l’environnement peut beaucoup s’améliorer si les individus changent leurs habitudes de consommation, si les gens s’impliquent pour demander des lois plus sévères et s’il y a plus d’information et d’éducation.
 
« Nous sommes heureux de constater le rôle positif que jouent les Établissements verts Brundtland (CSQ) chez les jeunes fréquentant ce type d’établissement puisque l’on observe un sens critique plus développé et une sensibilité accrue au sujet de l’environnement et du développement durable », conclut Alain Pélissier, secrétaire-trésorier de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ)’
 
Le sondage a été réalisé auprès de 1890 élèves provenant de 28 écoles primaires et secondaires réparties dans 10 régions administratives du Québec, dont près de 40 % de la grande région de Montréal concernant leurs perceptions du monde d’aujourd’hui et de demain et leur propension à s’engager. Il a été élaboré en collaboration Christian Payeur et Jean Robitaille de la  Fondation Monique Fitz-Back et analysé par Gilles Pronovost, professeur émérite à l’Université du Québec à Trois-Rivières.
 
Profil des EVB-CSQ et de la Fondation Monique Fitz-Back
 
Le mouvement des Établissements verts Brundtland (EVB-CSQ), instauré par la Centrale des syndicats du Québec au début des années 1990, en collaboration avec RECYQ-QUÉBEC, regroupe plus de 1200 établissements qui œuvrent à l’avènement d’un monde écologique, pacifique, solidaire et démocratique. La Fondation Monique-Fitz-Back a été créée afin de poursuivre l’oeuvre de Monique Fitz-Back, enseignante, pionnière, syndicaliste et cofondatrice des EVB et avec la volonté de consolider et d’amplifier le mouvement des EVB. La CSQ est la plus importante organisation syndicale en éducation et compte 170 000 membres.
 
 
Renseignements :
 
Marie-Josée Rousse
Conseillère EVB à la CSQ
(514) 708-9068
 
Marjolaine Perreault
Attachée de presse de la CSQ
(514) 235-5082
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