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08 mars 2009
Unies, mobilisées et certaines d'avancer !
Les responsables de service de garde en milieu familial ne baisseront pas les bras !
Montréal, le 8 mars 2009.- « Après sept ans de bataille juridique, les Responsables de service de garde en milieu familial (RSG) ont enfin obtenu gain de cause, au cours de la dernière année, grâce à la décision de la juge Danielle Grenier invalidant deux lois adoptées par le gouvernement Charest au cours de son premier mandat. Ces lois ont été jugées discriminatoires à l’égard des femmes, en particulier, celles œuvrant dans les services de garde en milieu familial. Nous profitons de cette Journée internationale des femmes pour affirmer que nous ne baisserons pas les bras tant que justice ne sera pas rétablie à l’égard de ces femmes. »
 
Tel est l’essentiel du message que la vice-présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Mme Louise Chabot, souhaite livrer aux RSG, dont la grande majorité a choisi de se syndiquer à la Centrale, à l’occasion de la journée du 8 mars.
 
Mme Chabot rappelle que depuis le 31 octobre dernier, date du jugement rendu par la juge Grenier, la CSQ a déposé pas moins de 101 requêtes en accréditation visant à représenter 11 000 des 14 000 RSG à travers le Québec.
 
« Forte d’une telle représentation qui est unique, la CSQ a fait pression auprès du gouvernement pour qu’il débute rapidement les travaux visant à déterminer les nouvelles conditions de travail des RSG. Nous déplorons d’ailleurs que le gouvernement ait tardé à se mettre en branle, ce qui a eu pour conséquence que la situation tarde encore à changer », constate Mme Chabot.
 
Des femmes qui ont droit à la dignité
 
La vice-présidente de la CSQ précise que les représentants de la Centrale participent depuis février dernier à des travaux avec des représentantes et des représentants des ministères concernés.
 
« Nous les avons prévenus que jamais nous n’accepterons que les RSG fassent encore les frais de subterfuges gouvernementaux, qui auraient pour conséquences de les empêcher de se prévaloir de leurs droits fondamentaux. Nous voulons que ces femmes soient traitées avec diligence et avec dignité », précise Mme Chabot.
 
Des conditions qui demeurent injustes
 
D’autre part, la dirigeante syndicale reconnaît que plusieurs zones grises demeurent et que chaque démarche est une nouvelle bataille.
 
« Par exemple, il est littéralement scandaleux de constater que même si les RSG ont maintenant droit au retrait préventif, elles doivent encore attendre cinq semaines avant de pouvoir recevoir un maigre revenu de 38 $ par jour, et ce parce que les bureaux coordonnateurs refusent de payer les trois premières semaines. Pourtant la Commission de santé et de sécurité du travail rembourse les deux premières semaines à 90 %. De plus, les RSG sont payées sur la base du salaire minimum à raison de 40 heures par semaine, alors qu’en réalité, elles travaillent un nombre beaucoup plus élevé d’heures. Malheureusement, les bureaux coordonnateurs refusent de fournir la preuve du nombre réel d’heures effectuées », dénoncent la vice-présidente de la CSQ.
 
Une autre complication pour les RSG qui se retrouvent en congé de maladie, elles n’ont pas le droit à un remplacement du revenu, et ce pour la simple et bonne raison que les bureaux coordonnateurs refusent de leur octroyer une cessation d’emploi.
 
Unies et mobilisées
 
Les bureaux coordonnateurs adoptent la même attitude mesquine dans le cadre du traitement des requêtes en accréditation syndicale, alors qu’ils multiplient les contestations dans le seul but de ralentir le processus.
 
« Dès les premières démarches pour se prévaloir de leur droit à la syndicalisation, les Responsables de service de garde en milieu familial ont démontré une mobilisation exemplaire. Elles ont trouvé leur motivation dans le fait que leurs efforts individuels au cours des années pour améliorer leurs conditions de travail leur avaient rapporté bien peu et qu’elles étaient encore très loin de la reconnaissance recherchée. Aujourd’hui, elles sont unies et plus mobilisées que jamais parce qu’elles savent parfaitement que ce n’est qu’en étant unies qu’elles peuvent faire changer les choses », explique Mme Louise Chabot.
 
Mme Chabot termine en mentionnant que la CSQ supporte les RSG depuis le début de leur combat et la Centrale demeurera toujours présente avec elles pour qu’elles obtiennent enfin la reconnaissance pleine et entière pour leur travail.
 
 
La Centrale des syndicats du Québec représente près de 170 000 membres, dont plus de 11 000 intervenantes en milieu familial et plus de 1 700 travailleuses dans les installations des CPE. Celles-ci sont regroupées au sein de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec.
 

Renseignements :

Claude Girard
Agent d’information CSQ
Cell. : 514 237-4432
girard.claude@csq.qc.net
 
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