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10 mars 2009
Discours inaugural
« De belles paroles, mais les gestes seront-ils au rendez-vous ? »
Montréal, le 10 mars 2009. – « Bien que certaines mesures présentées aujourd’hui à l’Assemblée nationale puissent paraître attrayantes, entre autres en éducation et en formation, nous sommes déçus de constater que le discours inaugural prononcé par le premier ministre ne tienne pas compte de certains éléments essentiels à un gouvernement qui se veut visionnaire : rien sur des services publics pour tous et en quantité suffisante ni sur le développement et le maintien d’un système public de santé fort et accessible », affirme le président de la CSQ, Réjean Parent, réagissant au discours prononcé aujourd’hui à l’occasion de la rentrée parlementaire.
 
L’éducation et la formation au cœur des priorités
 
La CSQ souligne positivement les intentions gouvernementales de placer l’éducation et la formation au cœur des priorités de son prochain mandat, mais émet certaines réserves quant aux moyens qui seront mis de l’avant. Entre autres, il ne faut pas oublier que les interventions réellement structurantes pour contrer le décrochage scolaire doivent être mises en œuvre dès la petite enfance. Elle rappelle également que la baisse du nombre d’élèves par classe, attendu dans nos milieux, doit obligatoirement s’accompagner d’un ajout de ressources professionnelles et de soutien, sans cela l’effort sera incomplet.
 
Pour contrer le décrochage scolaire, l’heure n’est plus au constat, mais à l’action. La Centrale craint que les mesures proposées au cours des prochaines semaines ne fassent pas consensus dans les milieux. Elle réitère donc sa demande de convoquer, dès ce printemps, un sommet sur la question du décrochage scolaire des jeunes, des jeunes adultes, des autochtones et des communautés culturelles, de manière à définir les grands axes de ce que devrait comprendre une politique interministérielle. Ce sommet permettrait également de déployer les grandes orientations d’un plan d’action contenant des objectifs clairs et des échéanciers précis pour y parvenir.
 
De plus, la CSQ accueille favorablement les annonces de soutien aux entreprises qui mettront en œuvre des programmes de formation dans les milieux. « Nous souhaitons que, lors du discours du budget, les engagements financiers à l’égard de la formation de la main-d’œuvre soient aussi précis que ceux visant les programmes d’infrastructures annoncés lors de l’énoncé économique du mois de janvier », ajoute Réjean Parent.
 
Le silence complet en santé et services sociaux 
 
En santé et services sociaux, la Centrale ne peut que fortement déplorer le silence complet sur le développement d’un réseau de santé et de services sociaux public et accessible. « Nous plaidons pour que le gouvernement renonce aux recours aux partenariats public/privé et assume l’ensemble de ses responsabilités afin de protéger et d’assurer le développement de notre réseau public.»
 
Le gouvernement accorde-t-il de l’importance aux services publics
 
En ce qui a trait aux services publics, la CSQ est déçue de constater que le discours inaugural n’énonce pas une adhésion et une fierté à leur développement. « Le gouvernement doit renverser cette fâcheuse tendance de privilégier la sous-traitance, la tarification, voire la déréglementation, et doit mettre en place toutes les mesures pour améliorer, sauvegarder et élargir la gamme des services publics offerts à la population québécoise. Nous sommes convaincus que les services publics constituent un rempart pour lutter contre les inégalités, particulièrement en temps de crise, et nous aurions souhaité obtenir des engagements clairs à ce sujet », affirme le président de l’organisation syndicale.
 
La CSQ a bien entendu l’appel à la collaboration lancée aux organisations syndicales pour que chacun fasse sa part afin de protéger les emplois et le développement des entreprises. « Nous en sommes, mais nous croyons aussi qu’en période de crise financière et économique, les salaires et les régimes de retraite doivent être protégés et les droits syndicaux respectés », conclut Réjean Parent.
 
 
Profil de la CSQ
 
La CSQ représente près de 170 000 membres, dont plus de 100 000 dans le secteur public. Elle est l’organisation syndicale la plus importante en éducation au Québec. La CSQ est également présente dans les secteurs de la santé et des services sociaux, des services de garde, du municipal, des loisirs, de la culture, du communautaire et des communications.
 
Renseignements :
Marjolaine Perreault
Attachée de presse CSQ
Cell. : 514 235-5082
perreault.marjolaine@csq.qc.net
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