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02 avril 2009
Présentation du mémoire de la CSQ sur le développement des jeunes enfants Montréal, le 2 avril 2009. – Après le fonds sur les saines habitudes de vie, le fonds sur les proches aidants, voilà que l’on voit apparaître le fonds pour le développement des jeunes enfants, tous généreusement financés par la Fondation Lucie et André Chagnon. « Nous considérons qu’il revient à l’État de soutenir le développement global des enfants âgés de cinq ans et moins en situation de pauvreté afin de favoriser la réussite de leur entrée scolaire et la poursuite de leur scolarité. Nous déplorons toutefois que, pour atteindre un objectif aussi important, le gouvernement décide d’attendre que se manifeste la générosité des mécènes milliardaires pour intervenir. N’eût été cette générosité, le gouvernement du Québec aurait-il continué à ignorer le sort de ces enfants ? »
C’est ainsi qu’a réagi M. Réjean Parent, président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), à l’occasion de la présentation du mémoire de la Centrale intitulé Pour le développement global des jeunes enfants par des services publics bien organisés, devant les membres de la Commission des affaires sociales sur le projet de loi n° 7, Loi instituant le fonds pour le développement des jeunes enfants.
De louables intentions
La CSQ est très heureuse que la Fondation Lucie et André Chagnon se montre aussi charitable et contribue, par le financement de projets, au développement des enfants âgés de cinq ans et moins vivant en situation de pauvreté. La Centrale est également d’accord pour que la Fondation Chagnon obtienne de l’aide gouvernementale pour la gestion de sa contribution dans le but de choisir les meilleurs projets.
Pour le président de la CSQ, l’objectif de ce projet de loi est certes louable. « Nous sommes tout à fait d’accord avec l’importance d’intervenir auprès de la petite enfance, et nous trouvons excellente l’idée de financer des projets qui ont un impact sur les déterminants de la santé et du bien-être des enfants de moins de cinq ans en situation de pauvreté afin de les préparer à la scolarisation. » À Montréal, par exemple, un enfant sur trois fait son entrée à la maternelle dans un état de vulnérabilité qui pourrait compromettre son développement scolaire, mais aussi sa santé et son bien-être futurs, selon une grande enquête menée par la Direction de la santé publique.
Des services publics bien organisés
Toutefois, la CSQ ne croit pas que le gouvernement doive investir 150 millions de dollars dans ce fonds, mais plutôt dans des services publics qui sont plus justes et profitables à long terme à l'ensemble des populations que des dons à la pièce. Il faut privilégier une vision à long terme plutôt qu’une gestion à la petite semaine.
« C’est pourquoi nous demandons au gouvernement de ne pas abdiquer ses responsabilités en échange de financement et de ne pas céder à cette nouvelle forme de gouvernance des services de l’État par le privé. Par conséquent, nous ne pouvons pas adhérer à la création d’un tel fonds créé en partenariat avec une fondation privée qui en dicterait les orientations. Le soutien au développement des jeunes enfants, afin de favoriser la réussite de leur entrée scolaire et la poursuite de leur scolarité, est une responsabilité étatique et ne doit pas être tributaire de la générosité passagère. »
Vous pouvez consulter le mémoire de la CSQ, Pour le développement global des jeunes enfants par des services publics bien organisés, présenté à la Commission des affaires sociales, sur le site de la CSQ.
Profil de la CSQ La CSQ représente près de 170 000 membres, dont près de 100 000 font partie du personnel de l’éducation. La CSQ est également présente dans les secteurs de la santé et des services sociaux, des services de garde, du municipal, des loisirs, de la culture, du communautaire et des communications.
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