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10 avril 2009
Responsables de service de garde en milieu familial Montréal, le 10 avril 2009. – À l’approche du dépôt, par le gouvernement du Québec, d’un projet de loi visant à encadrer le régime de relations du travail qui s’appliquera aux responsables de service de garde en milieu familial (RSG), la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) réclame la tenue d’une commission parlementaire afin de faire le point sur la question.
La vice-présidente de la CSQ, Mme Louise Chabot, soutient que la mise sur pied d’une telle commission est l’étape normale et essentielle qui doit suivre le dépôt du projet de loi.
« Nous avons eu l’occasion de dire clairement aux représentants du gouvernement, lors de nos échanges, que nous souhaitions la tenue d’une telle commission parlementaire. Il nous semble que le gouvernement ne peut éviter une telle étape vu l’importance du projet de loi qu’il s’apprête à déposer puisqu’il vise à définir le régime de relations du travail de 15 000 travailleuses. Et, faut-il le rappeler, ces femmes n’avaient droit jusqu’à présent à aucune forme de protection sociale qui soit », explique Mme Chabot.
Des droits importants à défendre et à protéger
Mme Louise Chabot soutient que c’est justement pour faire avancer les droits de ces travailleuses que la CSQ a accepté de discuter avec les représentants du gouvernement au cours des dernières semaines.
« À partir du moment où l’intention du gouvernement a été d’adopter une loi spécifique pour encadrer le régime de relations du travail s’appliquant aux RSG, il était de notre devoir de participer aux discussions pour défendre les droits d’association et de négociation de ces travailleuses, de même que leur droit à des protections sociales convenables », soutient la vice-présidente de la CSQ.
Une étape essentielle
Cependant, même si la CSQ a participé à ces discussions, Mme Chabot croit que la tenue d’une commission parlementaire demeure essentielle.
« Nous avons eu des échanges avec les représentants du gouvernement qui nous ont fait part de leurs intentions. Il s’agit maintenant de vérifier si ce que l’on retrouve dans le projet de loi est conforme aux intentions exprimées, et surtout de nous assurer que les droits fondamentaux des RSG y sont bel et bien respectés. Un tel projet de loi est largement d’intérêt public, il faut donc donner l’occasion à la population de pouvoir s’exprimer dans le cadre d’une commission parlementaire », plaide la vice-présidente de la CSQ.
Encore loin des protections sociales promises
De plus, Mme Louise Chabot soutient que, même si le gouvernement est à la veille de déposer son projet de loi, il est encore bien loin d’avoir complété ses devoirs.
« À la lumière des discussions que nous avons eues, il est clair que le gouvernement a encore des pas importants à faire pour respecter le droit à des protections sociales justes pour ces travailleuses. Nous sommes encore très loin de l’engagement pris par l’ex-ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, lors de la lecture de son dernier budget, alors qu’elle promettait un filet de protections sociales pour les RSG. Aujourd’hui, on ne parle que de leur accorder de simples compensations, ce qui nous apparaît inacceptable », met en garde Mme Chabot.
Un processus vers l’équité salariale insuffisant
La vice-présidente de la CSQ explique que le gouvernement devra également manifester une plus grande ouverture que celle démontrée jusqu’à présent, pour permettre aux RSG d’accéder au processus d’équité salariale.
« Nos discussions avec le gouvernement durent depuis plusieurs semaines déjà et nous n’avons pas encore vu une intention réelle de la part du gouvernement de permettre aux travailleuses RSG d’accéder au processus d’équité salariale. C’est clair que le gouvernement va devoir faire des efforts supplémentaires de ce côté-là », mentionne Mme Louise Chabot.
Mise en garde de la CSQ
En terminant, la vice-présidente de la CSQ rappelle que son organisation syndicale, qui représente la grande majorité des RSG au Québec, ne donnera pas son aval à un projet de loi qui ne protégerait pas suffisamment les droits fondamentaux de ces 15 000 travailleuses.
Profil de la CSQ La CSQ représente près de 170 000 membres, dont près de 100 000 font partie du personnel de l’éducation. Elle est l’organisation syndicale la plus importante en éducation au Québec. La CSQ est également présente dans les secteurs de la santé et des services sociaux, des services de garde, du municipal, des loisirs, de la culture, du communautaire et des communications.
Renseignements :
Claude Girard
Agent d'information CSQ
Cell. : 514 237-4432
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